📄 Documents et échéances

Vendre un appartement en copropriété en Belgique : les documents et les délais

Ce que le syndic doit fournir et en combien de temps, ce que le PEB recouvre vraiment selon la région, et l'échéance amiante flamande du 31 décembre 2026.

Mis à jour le 9 septembre 2026

Vendre un appartement en copropriété, c'est réunir deux séries de documents : ceux que le syndic est seul à pouvoir fournir, dans un délai de quinze jours, et ceux qui portent sur l'état énergétique et sanitaire de l'immeuble — dont les règles changent selon la région, et dont l'un devient bloquant en Flandre au 1er janvier 2027.

Vendre un appartement en copropriété n'est pas une vente immobilière ordinaire. À la liste habituelle — titre de propriété, renseignements urbanistiques, attestation de sol, contrôle de l'installation électrique — s'ajoute une couche d'informations que seul le syndic détient. L'article 3.94 du Code civil organise cette transmission en deux temps — avant le compromis, puis à l'acte authentique — et il fixe un délai : quinze jours. Ce délai est le premier goulet d'étranglement d'une vente. Quand un syndic met trois semaines à retrouver un procès-verbal de l'avant-dernier exercice, ce n'est pas lui qui attend : c'est le notaire, le vendeur et l'acquéreur.

La deuxième difficulté est plus récente, et beaucoup moins connue : l'énergie et l'amiante. Le certificat PEB du lot vendu est à charge du vendeur et s'impose dans les trois régions — c'est la partie simple. Ce qui pèse sur l'immeuble lui-même diffère en revanche radicalement d'une région à l'autre : la Flandre impose un certificat des parties communes à la charge de la VME, l'association des copropriétaires ; Bruxelles prépare un régime qui n'entrera en vigueur qu'en 2028, et la Wallonie ne connaît pas de certificat collectif mais une pièce technique établie par le certificateur. Confondre ces deux niveaux est l'erreur la plus fréquente, et elle coûte des semaines.

Enfin, une échéance approche vite. En Flandre, chaque association des copropriétaires doit disposer de l'attestation amiante des parties communes au plus tard le 31 décembre 2026 pour les immeubles construits avant 2001, et à partir du 1er janvier 2027 aucune vente ne pourra se conclure sans elle. Il reste moins de quatre mois. Cette page réunit donc, en un seul endroit, les documents et les échéances, sous forme de schémas et de tableaux. Elle ne reprend pas la procédure juridique elle-même : celle-ci est détaillée étape par étape dans notre guide consacré à la vente d'un lot en copropriété, qui traite du sort du fonds de réserve, du privilège de l'association et de la répartition financière. Côté acquéreur, la lecture symétrique est dans le guide acheter un appartement en copropriété.

En bref

Pour vendre un appartement en copropriété en Belgique, le syndic transmet sept documents dans les quinze jours de la demande, puis une situation à jour en quatre postes à l'acte authentique. S'y ajoutent le certificat PEB du lot et, en Flandre, l'attestation amiante des parties communes, obligatoire à toute vente dès 2027. Les frais sont à charge du vendeur.

⏳ Échéance imminente

Flandre : l'attestation amiante des parties communes au 31 décembre 2026

Pour tout immeuble construit avant 2001, chaque VME doit disposer de l'attestation amiante des parties communes au plus tard le 31 décembre 2026. À partir du 1er janvier 2027, lors de la vente d'une partie privative, les deux attestations doivent être transmises à l'acquéreur : celle du lot privatif et celle des parties communes. Sans cette dernière, la vente sera bloquée.

L'obligation pèse sur l'association des copropriétaires. En pratique, c'est au syndic d'en informer l'assemblée générale : s'il omet de le faire, il peut être tenu contractuellement responsable. À la date de mise à jour de cette page, il reste moins de quatre mois — et beaucoup de petites copropriétés n'ont pas encore inscrit le point à l'ordre du jour.

Source : OVAM, Agence publique flamande des déchets.

La chronologie de la vente, en trois temps

L'article 3.94 ne demande pas un dossier unique remis une fois pour toutes : il organise deux transmissions distinctes, à deux moments différents, avec deux contenus différents. Le schéma ci-dessous montre où se situe chacune, et ce que recouvre le délai de quinze jours.

Chronologie de la vente d'un lot en copropriétéFrise en trois phases. Avant le compromis : la demande est adressée au syndic par le notaire, le vendeur ou l'agent immobilier ; le syndic dispose de quinze jours pour transmettre les sept documents de l'article 3.94, paragraphe 1er. Deuxième phase : la signature du compromis. Troisième phase : l'acte authentique, pour lequel le notaire redemande au syndic une situation à jour portant sur quatre postes, en application de l'article 3.94, paragraphe 2. Les frais de communication sont à charge du vendeur.Avant le compromisCompromisActe authentique15 jours maximum1234Demande au syndicPar le notaire, le vendeurou l'agent immobilierLe syndic transmetFonds de roulement et de réserve,arriérés, appels de fonds,procédures judiciaires,PV des trois dernières années,décomptes des deux dernières,dernier bilan approuvéart. 3.94 § 1erSignatureAccord entre vendeuret acquéreurSituation à jourDépenses décidées avant la venteet payables après, appels defonds approuvés, fraisd'acquisition de parties communes,dettes certaines issues de litigesart. 3.94 § 2Les frais de communication de ces informations sont à charge du vendeur — art. 3.94 § 4

La lecture pratique de cette frise tient en une phrase : la demande part du notaire, du vendeur ou de l'agent immobilier, et le compte à rebours de quinze jours démarre à cette demande, pas à la signature du compromis. Anticiper d'une quinzaine de jours la mise en vente évite donc de découvrir, la veille du compromis, qu'un procès-verbal manque ou qu'un décompte n'a jamais été édité. Le deuxième temps, celui de l'acte authentique, ne répète pas le premier : le notaire y redemande une situation à jour, parce que l'assemblée générale a pu se tenir entre-temps et voter des travaux. C'est précisément ce décalage qui rend la période entre compromis et acte délicate, et le guide ${fr('GUIDE_VENDRE', 'sur la vente du lot')} en détaille les conséquences financières.

Ce que le syndic doit fournir, et dans quel délai

Le paragraphe 1er de l'article 3.94 liste sept documents, à transmettre dans les quinze jours de la demande. Le paragraphe 2 ajoute, au moment de l'acte, quatre postes que le notaire redemande au syndic. Ce sont deux listes distinctes, et aucune ne remplace l'autre.

Les sept documents dus avant le compromisGrille des sept documents que le syndic transmet dans les quinze jours de la demande : le montant du fonds de roulement et du fonds de réserve ; le montant des arriérés dus par le vendeur ; la situation des appels de fonds destinés au fonds de réserve et approuvés avant la date de la vente ; le relevé des procédures judiciaires en cours relatives à la copropriété ; les procès-verbaux des assemblées générales des trois dernières années ; les décomptes de charges des deux dernières années ; une copie du dernier bilan approuvé par l'assemblée générale.Les 7 documents dus avant le compromis — art. 3.94 § 1er1Fonds de roulementet fonds de réserveMontants à la date de la demande2Arriérés duspar le vendeurCharges échues et impayées3Appels de fondsau fonds de réserveApprouvés avant la vente4Procéduresjudiciaires en coursRelatives à la copropriété5PV des assembléesdes 3 dernières annéesTrois exercices complets6Décomptes de chargesdes 2 dernières annéesDécomptes du lot vendu7Dernier bilanapprouvéTel qu'approuvé par l'assemblée

Avant le compromis — art. 3.94 § 1er

#DocumentCe que cela recouvre
1Montant du fonds de roulement et du fonds de réserveLes deux fonds sont distincts et placés sur des comptes bancaires séparés au nom de l'association
2Montant des arriérés dus par le vendeurLes charges échues et impayées au jour de la demande
3Situation des appels de fonds destinés au fonds de réserveCeux qui ont été approuvés avant la date de la vente
4Relevé des procédures judiciaires en coursLes procédures relatives à la copropriété
5Procès-verbaux des assemblées générales des trois dernières annéesTrois exercices complets, et non la seule dernière assemblée
6Décomptes de charges des deux dernières annéesLes décomptes individuels qui donnent la charge réelle du lot
7Copie du dernier bilan approuvéLe bilan tel qu'approuvé par l'assemblée générale

À l'acte authentique — art. 3.94 § 2

PosteCe que le notaire redemande au syndic
Dépenses décidées avant la venteLes dépenses décidées avant la vente mais payables après
Appels de fonds approuvésLes appels approuvés par l'assemblée générale avant la vente
Frais liés à l'acquisition de parties communesDécidés avant la vente
Dettes certainesCelles dues par l'association à la suite de litiges nés avant la vente

Information n'est pas répartition

Le paragraphe 2 organise l'information de l'acquéreur, pas la répartition finale de ces dépenses entre vendeur et acquéreur. Celle-ci relève de l'acte et de la convention entre les parties, et se négocie. Ne considérez donc pas cette liste comme une clé de répartition : elle dit ce qui doit être connu, pas qui paie.

💶 Les frais de communication sont à charge du vendeur

L'article 3.94 § 4 est explicite : les frais de communication de ces informations incombent au vendeur. Ni l'acquéreur, ni l'association des copropriétaires ne les supportent. Un syndic professionnel qui facture cette prestation l'adresse donc au vendeur, et le poste figure normalement parmi les prestations complémentaires du contrat de syndic. Pour un syndic bénévole, la question ne se pose généralement pas — mais le temps passé, lui, reste bien réel.

Aucune sanction spécifique, et pourtant tout se bloque

Le Code civil n'attache aucune sanction particulière à l'absence des documents de l'article 3.94 : il ne prévoit ni amende, ni nullité de la vente. Cela ne les rend pas facultatifs pour autant. Sans eux, le notaire ne dispose pas des informations qu'il doit porter à l'acte, l'acquéreur signe à l'aveugle ou refuse de signer, et la vente se décale. La sanction, ici, est pratique avant d'être juridique — et elle tombe sur le vendeur, qui est celui que le calendrier presse.

Lues ensemble, ces deux listes disent la même chose : l'acquéreur doit savoir ce qu'il reprend. Le montant des fonds parce qu'il en héritera, les arriérés parce qu'ils grèvent le lot, les procès-verbaux parce qu'ils contiennent les travaux votés, les décomptes parce qu'ils donnent la charge réelle du lot, le bilan parce qu'il donne la santé financière de l'association. Sur le contenu des deux fonds et sur ce qu'ils deviennent à la vente, voyez fonds de roulement et fonds de réserve ; sur la lecture d'un décompte, le décompte de charges annuel.

Le PEB : deux documents qu'on confond tout le temps

C'est la confusion la plus fréquente de tout le dossier. Il existe un certificat par unité de logement, qui est à charge du vendeur ; et il existe, à un tout autre niveau, ce qui pèse sur l'immeuble et sur l'association — dont la nature change complètement selon la région. Le schéma sépare les deux.

Le PEB à deux niveaux : le lot et l'immeubleDiagramme en deux blocs. Niveau 1, le lot vendu : un certificat PEB par unité de logement, à charge du vendeur, obligatoire dans les trois régions, avec mention de la performance dans l'annonce immobilière. Niveau 2, l'immeuble, ce qui pèse sur l'association des copropriétaires, en trois colonnes. Wallonie : pas de certificat des parties communes exigé à la vente, mais un rapport partiel des installations collectives établi par le certificateur. Bruxelles : régime à venir, avec un expert PEB et un rapport de synthèse dont l'entrée en vigueur est fixée au 1er juillet 2028 ; ce rapport n'existe pas aujourd'hui. Flandre : le certificat des parties communes est une obligation permanente de la VME depuis 2024 pour les immeubles d'au moins deux unités, valable dix ans, avec une amende administrative de 500 à 5 000 euros.NIVEAU 1 — À CHARGE DU VENDEURLe lot vendu : un certificat PEB par unité de logementObligatoire dans les trois régions, pour chaque unité de logement autonome — pas un seul certificat pour tout l'immeuble.La performance doit figurer dans l'annonce immobilière, sous peine d'amende administrative.NIVEAU 2 — L'IMMEUBLE : ce qui pèse sur l'association des copropriétaires, et qui diffère par régionWalloniePas de certificat des partiescommunes exigé à la vente.Le certificateur établit unrapport partiel des installationscollectives quand il y en a.Le syndic donne accès aux locaux.BruxellesAujourd'hui : rien d'exigible.Le rapport de synthèse n'existepas encore (Bruxelles Environnement).Régime à venir : expert PEB désignépar l'association, rapport de synthèse.Entrée en vigueur : 1er juillet 2028.FlandreEPC des parties communes :obligation permanente de la VME,indépendante de toute vente.Dès 2 unités depuis le 1/1/2024(15+ en 2022, 5 à 14 en 2023).Validité 10 ans — amende 500 à 5 000 €.Le rapport partiel n'est pas dû à l'acquéreur : c'est une pièce technique qui alimente le certificat de chaque unité.

Trois précisions qui évitent les mauvaises surprises. D'abord, un certificat PEB se compte par unité de logement autonome : selon le protocole, une unité est autonome lorsqu'elle dispose d'une pièce de vie, d'un WC, d'une douche ou d'une baignoire et d'une cuisine ou kitchenette ; un immeuble de six appartements demande donc six certificats, pas un. Ensuite, le certificateur doit constater la situation sur place et non se fier au cadastre ou au titre de propriété — ce qui suppose qu'il puisse entrer dans les locaux communs quand l'immeuble a des installations collectives. Enfin, la performance énergétique doit figurer dans l'annonce immobilière, sous peine d'amende administrative : une annonce publiée sans elle est déjà en défaut, avant même le premier rendez-vous.

Le « rapport partiel » : ce que c'est, et ce que ce n'est pas

En Wallonie et à Bruxelles, quand l'immeuble comporte des installations collectives — chauffage, eau chaude sanitaire, ventilation, solaire —, le certificateur établit un rapport partiel documentant ces systèmes communs. Il s'applique même lorsque le seul élément collectif est un conduit de ventilation commun, avec ou sans extracteur, et le certificateur doit inspecter tous les locaux communs qui abritent ces installations. Ce n'est pas un document distinct que l'association devrait remettre à l'acquéreur : c'est une pièce technique qui alimente le certificat de chaque unité. Sa conséquence pratique est ailleurs — le certificateur a besoin d'accéder aux locaux techniques, donc de la coopération du syndic. Une fois établi, il est réutilisable pour les autres lots de l'immeuble.

⚠️ Bruxelles : le rapport de synthèse n'existe pas encore

Il faut le dire clairement, parce que l'information circule à l'envers : Bruxelles Environnement écrit noir sur blanc que l'expert PEB est une nouvelle fonction, pour laquelle un travail législatif est encore à réaliser, et que le rapport de synthèse n'existe pas encore. Le cadre a été posé par un arrêté ministériel du 19 février 2026, publié au Moniteur belge le 9 mars 2026, dont l'entrée en vigueur est fixée au 1er juillet 2028. Le régime prévoira alors que l'association désigne un expert PEB, fasse établir ou mettre à jour les certificats des lots et fasse établir un rapport de synthèse assorti de recommandations de travaux ; chaque propriétaire devra disposer d'un certificat valide dans les cinq ans suivant cette date, avec des objectifs de 275 kWh/m²/an en 2033 et de 150 kWh/m²/an en 2048. Aujourd'hui, aucun rapport de synthèse ne peut être exigé à une vente bruxelloise, et personne ne peut vous en réclamer un.

PEB et amiante, région par région

Ce qui est en jeuWallonieBruxellesFlandre
Certificat PEB du lot venduObligatoire, à charge du vendeur, un par unité de logement.Obligatoire, à charge du vendeur, un par unité de logement.EPC obligatoire, à charge du vendeur, un par unité de logement.
Document énergétique portant sur l'immeubleAucun certificat collectif. Le certificateur établit un rapport partiel quand l'immeuble a des installations collectives.Rien d'exigible aujourd'hui : le rapport de synthèse n'existe pas encore.EPC des parties communes, obligatoire indépendamment de toute vente, à la charge de la VME.
CalendrierAucun calendrier chiffré n'est confirmé par une source officielle à la date de mise à jour de cette page.Arrêté ministériel du 19 février 2026, publié au Moniteur belge le 9 mars 2026 — entrée en vigueur le 1er juillet 2028. Certificat de chaque lot dans les cinq ans qui suivent. Objectifs : 275 kWh/m²/an en 2033, 150 kWh/m²/an en 2048.15 unités et plus depuis le 1er janvier 2022 ; 5 à 14 unités depuis le 1er janvier 2023 ; 2 à 4 unités depuis le 1er janvier 2024.
Validité et sanction du document collectifSans objet — il n'existe pas de certificat collectif.Sans objet à ce jour.Validité de dix ans. Amende administrative de 500 € à 5 000 €.
Attestation amiante des parties communesLe régime décrit ici est flamand : cette page ne documente pas d'équivalent wallon.Idem : aucun équivalent bruxellois n'est documenté ici.Immeubles construits avant 2001 : la VME doit en disposer au plus tard le 31 décembre 2026, et elle devient bloquante à la vente dès le 1er janvier 2027.
Qui porte l'obligationLe vendeur pour le certificat du lot ; le syndic donne au certificateur l'accès aux locaux techniques.Le vendeur pour le certificat du lot ; le futur régime confiera à l'association la désignation d'un expert PEB.Le vendeur pour le lot ; la VME pour l'EPC des parties communes et pour l'attestation amiante des parties communes.

Flandre : le calendrier de l'attestation amiante des parties communes

C'est l'échéance la plus proche de tout ce dossier, et la moins connue. Elle ne concerne que la Flandre, et uniquement les bâtiments construits avant 2001 — l'année de construction reprise au cadastre fait foi. Le schéma situe où nous en sommes.

Le calendrier flamand de l'attestation amiante des parties communesFrise chronologique. Champ d'application : les bâtiments construits avant 2001, l'année de construction au cadastre faisant foi. Nous sommes en septembre 2026, à moins de quatre mois de la première échéance. Au 31 décembre 2026, chaque VME doit disposer de l'attestation amiante des parties communes. À partir du 1er janvier 2027, les deux attestations — celle du lot privatif et celle des parties communes — doivent être transmises à l'acquéreur lors de toute vente ; sans l'attestation des parties communes, la vente est bloquée.Champ d'application : les bâtiments construits avant 2001.L'année de construction reprise au cadastre fait foi.Flandre — OVAMNous sommes en septembre 2026moins de 4 moisBâtiments < 2001Toutes les VMEconcernées31 décembre 2026Chaque VME doit disposerde l'attestation amiantedes parties communes1er janvier 2027Les deux attestations sontremises à l'acquéreurà chaque venteSans l'attestation des parties communes, la vente sera bloquée à partir du 1er janvier 2027.

Deux choses distinguent cette obligation de toutes les autres. D'abord, elle ne pèse pas sur le vendeur mais sur l'association : c'est la VME qui doit faire établir l'attestation des parties communes, comme elle fait établir l'EPC des parties communes. Le vendeur d'un lot ne peut donc pas s'en occuper seul — il dépend du syndic et de l'assemblée. Ensuite, à partir du 1er janvier 2027, elle devient bloquante : les deux attestations, celle du lot privatif et celle des parties communes, doivent être transmises à l'acquéreur, et sans la seconde la vente ne se fait pas. Un syndic qui n'a pas inscrit le point à l'ordre du jour d'ici la fin 2026 expose la copropriété à des ventes empêchées, et lui-même à une responsabilité contractuelle. Si votre syndic actuel n'a rien prévu, le guide changer de syndic rappelle comment se déroule la transmission du dossier — trente jours, comptabilité et actifs compris.

Côté syndic : comment ne pas bloquer une vente

Un syndic ne choisit pas le moment où un copropriétaire vend. Il subit la demande, et il a quinze jours. La différence entre un dossier qui part en une heure et un dossier qui prend trois semaines ne tient presque jamais à la bonne volonté : elle tient à l'endroit où sont rangés les documents. Voici, concrètement, ce qu'il faut pouvoir sortir sans chercher.

1

Les PV des trois dernières années

Trois exercices complets, pas la dernière assemblée. C'est le document qui prend le plus de temps à reconstituer quand les procès-verbaux dorment dans une boîte mail ou un classeur papier, et c'est celui que l'acquéreur lit le plus attentivement : il y cherche les travaux votés.

2

Les décomptes des deux dernières années

Les décomptes individuels du lot vendu, pas le tableau global de l'immeuble. Ils donnent la charge réelle que l'acquéreur reprendra. Un décompte annuel édité chaque année en PDF, par copropriétaire, se retrouve en quelques secondes ; un décompte reconstitué depuis un tableur, beaucoup moins vite.

3

Le dernier bilan approuvé

Tel qu'approuvé par l'assemblée générale — pas une situation intermédiaire, pas un export brut. Si la copropriété tient une comptabilité à jour et clôture ses exercices, ce document existe déjà et n'a pas à être fabriqué pour l'occasion.

4

La situation des arriérés, à jour

Le montant dû par le vendeur au jour de la demande. C'est le poste le plus sensible, parce qu'il se négocie entre les parties et qu'une erreur se voit immédiatement. Un suivi des débiteurs tenu en continu donne le chiffre sans calcul manuel.

5

L'état des fonds et des appels approuvés

Le montant du fonds de roulement et du fonds de réserve, et la situation des appels de fonds destinés au fonds de réserve approuvés avant la vente. Les deux fonds étant sur des comptes distincts, la réponse doit être immédiate.

6

En Flandre, les deux attestations au dossier

L'EPC des parties communes et, dès 2027, l'attestation amiante des parties communes. Ce sont des documents de l'association, pas du vendeur : s'ils manquent le jour de la vente, c'est le syndic qu'on appelle, et il n'y a pas de solution en quinze jours.

Ce que Syndic24 change concrètement

Syndic24 est un logiciel de gestion de copropriété, pas un cabinet de syndic : la copropriété garde son mandat et sa responsabilité. Ce que le logiciel apporte ici est simple — les pièces demandées par l'article 3.94 y sont produites au fil de l'exercice, pas reconstituées le jour de la vente. Les décomptes annuels par copropriétaire s'éditent en PDF, la relance des débiteurs donne à tout moment la situation des arriérés, les exercices se clôturent et produisent un bilan approuvable, et la bibliothèque documentaire conserve les pièces — 40 documents en formule Particulier, 500 en Premium et en Professionnel. Les assemblées générales et les procès-verbaux relèvent des formules Premium et Professionnel, tout comme le portail copropriétaires, où le vendeur retrouve lui-même ses décomptes et son solde. La formule Particulier est à 2 € TTC par lot et par mois, Premium à 5 € TTC, Professionnel à 4 € HTVA pour les syndics agréés IPI. Les trois couvrent un nombre illimité d'immeubles, et les caves, garages et parkings ne sont pas facturés. L'essai dure sept jours, sans carte bancaire.

Deux lectures complémentaires pour un syndic : les obligations du syndic bénévole et la conformité légale au Code civil belge. Sur la tenue des comptes elle-même, la comptabilité de copropriété et, au-delà de vingt lots, le plan comptable normalisé. Un copropriétaire qui reprend le mandat trouvera l'essentiel sur la page syndic bénévole.

Syndic24 édite un logiciel de gestion de copropriété. Cette page est une information générale sur le droit belge, elle ne constitue pas un conseil juridique et ne remplace pas l'avis d'un notaire. Pour une vente en cours, adressez-vous au notaire instrumentant.

🇧🇪 Droit belge ≠ droit français

Une grande partie du contenu francophone en ligne décrit la vente en copropriété selon le droit français. Rien de tout cela ne s'applique en Belgique, et un vendeur qui réclame ces documents à son syndic obtiendra une réponse embarrassée.

  • Pas de document récapitulatif chiffré délivré par le syndic au notaire à la française : en Belgique, l'information de l'acquéreur passe entièrement par l'article 3.94, en deux temps, avec les listes reproduites plus haut. Ni la formule préalable ni la formule définitive du droit français n'existent ici.
  • Pas de carnet d'entretien, pas de fiche synthétique, pas de diagnostic technique global. Ces trois documents sont des créations françaises. Leur équivalent fonctionnel belge, ce sont les procès-verbaux, les décomptes et le bilan.
  • Le certificat s'appelle PEB (EPC en néerlandais), et il obéit à des règles régionales belges. L'acronyme français du diagnostic énergétique désigne un autre document, soumis à un autre droit.
  • La collectivité des propriétaires est l'association des copropriétaires, l'ACP, dotée de la personnalité juridique et d'un numéro d'entreprise qui doit figurer sur tous ses documents (art. 3.86 § 1er). Le terme français bâti sur le mot « syndicat » n'a pas cours en Belgique.
  • Le juge compétent est le juge de paix, pas le tribunal judiciaire. Et le régime belge est issu de la loi du 4 février 2020 intégrée au Code civil, pas de la loi française du 10 juillet 1965 ni de la loi ALUR.

Questions fréquentes sur la vente d'un appartement en copropriété

Sources officielles

Textes légaux et sources institutionnelles consultés au 9 septembre 2026 :

Des documents prêts le jour où un copropriétaire vend

Procès-verbaux, décomptes annuels, bilan approuvé, situation des arriérés : produisez-les au fil de l'exercice plutôt que dans l'urgence des quinze jours. Sept jours d'essai complet, sans carte bancaire. Immeubles illimités, caves et garages non facturés.

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